L’éducation conductive

Qui peut bénéficier de l’éducation conductive ?

Pour les enfants cérébrolésés qui ont un handicap moteur. Ils doivent être en mesure de comprendre les consignes données par les conductrices / conducteurs.
Mais aussi pour des adultes qui ont un handicap secondaire à un accident, de type AVC par exemple, pour les aider à retrouver une plus grande autonomie dans la vie quotidienne.

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Quels sont les principes de cette méthode ?

 L’idée est que grâce à l’adaptation du cerveau, malgré les lésions, on peut créer de nouveaux « circuits nerveux » pour contourner la zone du cerveau qui fonctionne mal.

On part aussi du principe que les enfants sont CAPABLES. C’est à dire que c’est une vision positive de l’enfant et de son handicap. On ne l’enferme pas dans ses problèmes, on veut lui montrer, lui apprendre à les contourner.

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Quels sont les objectifs ?

 C’est principalement l’atteinte de l’autonomie maximale possible pour la personne cérébro-lésée. Et ce dans toutes les sphères de la vie quotidienne. Comme précisé dans le paragraphe ci-dessus, on veut montrer à l’enfant comment contourner son handicap, comment « faire avec ».

Les enfants sont donc ACTEURS.
Un des points central expliqué sur le site Français de la pédagogie conductive est que « chacun doit terminer ce qu’il a commencé »… Donc il faut trouver une solution pour contourner les problèmes.

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Comment ça marche ?

 C’est une philosophie de vie puisque que l’enfant peut être pris en charge de manière conductive toute la journée. Chaque action peut-être pensée « éducation conductive », rendre l’enfant acteur, ne pas l’enfermer dans son handicap, lui montrer et le guider vers les solutions.

Pour cela l’accompagnement physique est omniprésent, la personne qui fait office de conductrice pour l’enfant aura pour mission de retirer progressivement cette aide au fur et à mesure des progrès de l’enfant.
On décompose les actions et les mouvements, et on aide l’enfant à participer à chaque étape de ces mouvements, pour arriver progressivement à la maîtrise d’un geste, ou d’une partie de l’action. On ne cherche pas la maîtrise immédiate du geste, mais on veut tendre vers cette maîtrise, petits pas par petits pas.

C’est une prise en charge GLOBALE, c’est à dire que l’enfant est pris en charge dans sa globalité par une seule et même personne : le conducteur ou la conductrice.

La méthode utilise le groupe, les exercices durant la journée sont effectués au sein d’un groupe de travail dans lequel les enfants ont environ le même âge ou les mêmes compétences. Le groupe permet de motiver les enfants, d’insister sur le côté social, sur les interactions, les règles de vie etc…

Les exercices, moteurs et sensoriels ont un sens, ils sont en rapport avec ce que les enfants doivent effectuer dans la vie quotidienne, mais tout est pensé sur la base du LUDIQUE. Avec notamment l’utilisation de comptines, qui vont permettre l’instauration de routine, offrant ainsi une belle porte d’entrée vers le langage.

Les parents sont des acteurs à part entière de la thérapie. Ils sont inclus dans le processus d’aide de leur enfant.

Les chansons, le jeu, le ludique sont omniprésents. On cherche à éveiller la curiosité de l’enfant, à attirer son attention et son intérêt.

Le programme de la journée est divisé entre des moments couchés, assis ou debout, des moments plus orientés vers le travail intellectuel, vers l’apprentissage de la propreté…vers l’autonomie !

Quels matériels faut-il ?

L’éducation conductive n’a pas besoin de matériels couteux et sophistiqués, de plus la grande majorité du matériel nécessaire peut-être fabriqué par un bon bricoleur, tables, chaises, cubes à roulettes, bancs, échelles murales, tabourets…

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Définition Wikipédia de l’éducation conductive

l’Éducation Conductive (ou Pédagogie Conductive) est une méthode d’éducation spécialisée pour Infirmes Moteurs Cérébraux (IMC), créée par lemédecinpédiatrehongroisAndras Petô dans les années 1940.
C’est une approche globale, qui part d’un pari positif sur les capacités des IMC, où par une série de jeux et d’exercice, la personne handicapée est amenée à développer ses acquisitions par l’accompagnement d’un Conducteur, dont la particularité est d’être éducateur polyvalent, formé en 4 ans en psychologie,kinésithérapieorthophonie, instruction publique, pour concevoir des exercices globaux, par opposition à des prises en charges traditionnelles plus parcellisées.
Élaborée à Budapest dans ce qui est aujourd’hui le plus grand centre mondial pour enfants IMC, elle s’est répandue dans le monde à l’ouverture des pays de l’Est.
Depuis, elle s’est largement implantée en Allemagne, au Royaume-Uni, et aux États-Unis. Elle est aujourd’hui pratiquée dans 170 structures à travers le monde. Des centres pilotes existent dans l’univers francophone en Belgique et à Paris, au CESAP[1] et à l’Association EHM[2] de Pouilly-sur-Loire (58). Elle est représentée en France par l’Association Française de Pédagogie Conductive, AFPC[3]

 

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