Les enfants IMC

Qu’est ce que l’IMC ?

L’Infirmité Motrice Cérébrale (IMC) a été définie en 1995 par le professeur Guy TARDIEU comme étant une infirmité motrice due à des lésions survenues durant la période de périnatale.

Il s’agit d’un état pathologique (puisque non évolutif) non héréditaire comportant divers atteintes neurologiques, une cause exacte n’est pas toujours retrouvée mais elle est liée à la prématurité, l’hypoxie périnatale, les traumatismes cérébraux.

LES CAUSES :
– Malformations vasculaires pendant la grossesse.
– Les Spina bifida avec hydrocéphalie.
– Manque d’oxygène.
– Tumeurs au cerveau.
– AVC.
– Traumatisme crânien.

LES FORMES :
– Forme hémiplégique.
– Forme spastique.
– Forme athétosique.

 

 

LEXIQUE

SPASTICITE :
Exagération du réflexe myotatique, la spasticité consiste en un étirement rapide d’un muscle qui entraîne trop facilement sa contraction réflexe qui dure un certain temps.
La spasticité peut-ˆtre uniforme sur tout le corps mais elle est le plus souvent localisée sur les membres inférieurs (diplégie spastique). Elle peut être également uniforme sur un hémicorps (hémiplégie cérébrale infantile) avec des raideurs musculaires et une faiblesse des muscles antagonistes

ATHETOSE :
Trouble caractérisé par l’existence de mouvements involontaires, lents, irréguliers, de faible amplitude, ininterrompus, affectant surtout la tˆte, le cou et les membres.
Chez l’enfant, l’athétose est essentiellement liée à une anoxie (interruption de l’apport d’oxygène aux tissus) néonatale et à un ictère nucléaire (syndrome observé chez le nouveau-né, caractérisé par des altérations des noyaux gris du cerveau). Elle peut ˆtre également symptomatique d’affections dysmétaboliques (caractérisées par une perturbation du métabolisme) ou dégénératives. L’athétose atteignant une moitié du corps (hémiathétose) est le plus souvent d’origine vasculaire (hémorragique ou ischémique).
L’athétose peut se manifester par des mouvements de torsion axiale et d’inclinaison ou de flexion-extension du cou et du tronc. Très souvent, elle se combine à une chorée (mouvements désordonnés involontaires) dans une choréoathétose. Souvent, le patient a aussi des difficultés à garder l’équilibre et à marcher. L’athétose s’atténue pendant le sommeil, mais les mouvements athétosiques sont renforcés par la fatigue, le travail intellectuel, les émotions et les stimuli cutanés. Ils surviennent spontanément ou viennent parasiter un acte volontaire (syncinésie), provoquant des contractions qui rendent difficiles les gestes quotidiens. à cette agitation permanente s’ajoutent des spasmes figeant le mouvement pendant quelques instants. Ils ne sont pas douloureux, mais ils provoquent des attitudes anormales très caractéristiques de la maladie.
Chez l’enfant, l’athétose, liée à l’ictère nucléaire ou à l’anoxie néonatale, s’accompagne de troubles de la motricité oculaire ainsi que d’une surdité qui, en cas d’ischémie néonatale, n’apparaissent que quelques mois après la naissance.

ATAXIE :
En médecine, l’ataxie (du grec ataxiŸÅ, signifiant « désordre ») est une pathologie neuromusculaire qui consiste en un manque de coordination fine des mouvements volontaires. Elle n’est pas liée à une déficience physique des muscles mais plutˆ¥t à une atteinte du système nerveux. Le trouble de la coordination est partiellement corrigé par le contrˆ¥le visuel.
Le cervelet est le centre de la coordination fine des mouvements des muscles, tandis que l’information qui en émerge est véhiculée jusqu’aux muscles par la moelle épinière et les nerfs périphériques. Pour cette raison, un trouble soit dans la moelle épinière soit dans les nerfs périphériques peut causer une ataxie.
L’ataxie se manifeste principalement par des troubles de la marche, de l’équilibre et de la station debout, du guidage des mouvements par la vue.
Elle s’observe par le phénomène de rebond, il n’y a pas de frein dans le mouvement, le sujet dépasse la cible en raison d’un freinage tardif des muscles antagonistes.

DYSTONIE :
Le terme de dystonie est utilisé pour désigner :

• La dystonie qui est un symptôme entrant dans le cadre des mouvements anormaux.
• Les dystonies qui sont un groupe de maladies caractérisées par des troubles moteurs, regroupant la dystonie idiopathique de torsion (DIT) ou dystonie généralisée, les autres dystonies héréditaires, la dystonie secondaire à des lésions cérébrales et les dystonies en foyer.
• La dystonie neurovégétative ou vagosympathique, ainsi appelée à tort alors qu’elle n’a aucun rapport avec des troubles moteurs. Elle correspond à un trouble de la transmission de l’influx nerveux dans le nerf vague ou nerf pneumogastrique qui innerve les muscles du pharynx, du larynx, de l’estomac, du c‰ìur, du foie et des intestins.
• La dystonie généralisée (la plus sévère) est une forme de dystonie qui intéresse le corps pratiquement dans son entier. La survenue de contractions musculaires involontaires ne se limite pas à un seul groupe musculaire, ou à une moitié du corps, mais peut toucher les quatre membres, ainsi que la face, le cou et la colonne vertébrale. Il arrive cependant que certaines régions soient épargnées. En effet, on dit que la dystonie est généralisée lorsqu’elle intéresse les deux cˆ¥tés du corps, et au moins un membre inférieur et l’axe. Une dystonie généralisée peut être initialement focale ou limitée à un membre, avant que la dystonie ne progresse vers des régions préalablement indemnes. Comme pour la maladie de Parkinson, un traitement chirurgical avec implantation d’électrodes existe.

MONOPLEGIE :
Paralysie de l’un des quatre membres.
Une monoplégie est due à une atteinte du système nerveux central (encéphale et moelle épinière) : accident vasculaire cérébral, tumeur, sclérose en plaques, etc., ou du système nerveux périphérique (nerfs) : traumatisme, par exemple.

HEMIPLEGIE :
Une hémiplégie est une paralysie d’une ou plusieurs parties du corps d’un seul coté (touchant un hémicorps). Elle peut être totale, et dans ce cas, le membre supérieur, le membre inférieur, le tronc et la moitié de la face sont touchés. Les étiologies sont variables, les plus fréquentes sont :

• à l’étage supérieur, en controlatéral : si à prédominance brachio facial – AIC de l’artère sylvienne, si à prédominance crurale – AIC de l’artère antérieure, si proportionnelle ’Üí lésion de la capsule interne, si progressive – tumeur lésant l’aire motrice ;
• à l’étage inférieur, en homolatéral : associé à un syndrome cordonal posterieur homolatéral et à un syndrome spinothalamique controlatéral : lesion de l’hemimoelle (brown sequard)

PARAPLEGIE :
La paraplégie est la paralysie plus ou moins complète des deux membres inférieurs et de la partie basse du tronc, portant sur tout le territoire situé plus bas que la lésion de la moelle épinière qui la provoque.

DIPLEGIE :
Paralysie bilatérale, touchant de faˆßon symétrique des zones plus ou moins étendues de l’organisme.
Le terme de diplégie n’est employé que pour certains syndromes ou maladies, en particulier la diplégie faciale et la diplégie cérébrale infantile.
– La diplégie faciale est une atteinte bilatérale du nerf facial, qui innerve les muscles du visage. Les signes consistent en une paralysie de la mimique : impossibilité de fermer les yeux, de sourire, etc. La cause en est souvent un syndrome de Guillain-Barré (inflammation diffuse des nerfs). Il n’y a pas de traitement spécifique, et les symptômes régressent en général spontanément.
– La diplégie cérébrale infantile, ou syndrome de Little, est une double hémiplégie se traduisant par une paraplégie spasmodique séquellaire (paralysie des membres inférieurs). La cause est une encéphalopathie (atteinte du cerveau) qui touche le plus souvent des enfants prématurés ou dont la mère a eu un accouchement difficile. Cette diplégie est à l’origine d’une démarche caractérisée par la position en varus équin des deux pieds (pieds se tournant en dedans, la pointe vers le bas), avec sautillement au franchissement du pas. Il n’y a pas de traitement spécifique, mais le malade peut être aidé par la rééducation.

QUADRIPLEGIE :
Paralysie touchant simultanément les quatre membres.

TETRAPLEGIE :
Une tétraplégie est une perte complète des mouvements des membres ; si la paralysie n’est que partielle (parésie), on parle de tétraparésie ou de quadriparésie. Les causes et le traitement d’une tétraparésie s’apparentent à ceux d’une tétraplégie.

DIFFÉRENTS TYPES DE TÉTRAPLÉGIE
La tétraplégie prend une forme différente selon la localisation des lésions nerveuses, qui sont soit centrales, situées dans la profondeur de la moelle épinière, soit périphériques, siégeant dans les nerfs ou juste avant la sortie des nerfs de la moelle.
– Les tétraplégies centrales font suite à une compression ou à une section de la moelle épinière cervicale par une arthrose vertébrale ou un traumatisme (accident de la circulation avec « coup du lapin »). L’examen clinique révèle un syndrome pyramidal (associant la paralysie à une raideur des muscles, qualifiée de spastique).
– Les tétraplégies périphériques sont constatées habituellement dans les polyradiculonévrites comme la maladie de Guillain-Barré (inflammation des racines des nerfs). La paralysie est alors qualifiée de flasque, du fait d’un relˆ¢chement des muscles et d’une abolition des réflexes.

 

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